Ma volonté est que mes dessins,mes estampes, mes bibelots, mes livres enfin les choses d'art qui ont fait le bonheur de ma vie, n'aient pas la froide tombe d'un musée, et le regard béte du passant indifférent, et je demande qu'elles soient toutes éparpillées sous les coups de marteaux du commissaire priseur et que la jouissance que m'a procurée l'acquisition de chacune d'elles, soit redonnée, pour chacune d'elles, à un héritier de mes goûts. EDMOND DE GONCOURT

Edmond et Jules

Edmond et Jules

Edmond de Goncourt par Nadar

Edmond de Goncourt par Nadar

jeudi 1 février 2007

En 18 et Un Premier livre

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C'est le premier en date des ouvrages des Goncourt. il devait paraitre le 2 décembre 1851, jour du coup d'état. on ne distribua et on ne vendit que 84 exemplaires ; le reste de l'édition fut repris par les auteurs, puis détruit.

".... Aussitôt à bas de nos lits, et bien vite, nous étions dans la rue notre vieille ru Saint-Georges, où déjà le petit hôtel du journal Le National était occupé par la troupe ... Et dans la rue, de suite nos yeux aux affiches, car égoïstement, nous l'avouons, parmi tout ce papier fraîchement placardé, annonçant la nouvelle troupe, son répertoire, ses exercices, les chefs d'emploi, et la nouvelle adresse du directeur passé de l'Elysée aux Tuileries, nous cherchions la notre d'affiche, l'affiche qui devait annoncer à Paris la publication d'En 18.. et apprendre à la France et au monde les noms de deux hommes de lettres de plus : Edmon et Jules de Goncourt.

" L'affiche manquait aux murs. Et la raison en était celle-ci : Gerdès, qui se trouvait à la fois - rapprochement singulier - l'imprimeur de la Revue des deux-mondes et d'En 18..., Gerdès, hanté par l'idée qu'on pouvait interprétait un chapitre politique du livre comme allusion à l'événement du jour, tout plein, au fond, de méfiance pour ce titre bizarre, incompréhensible, cabalistique, et qui lui semblait cacher un rappel dissimulé du 18 Brumaire, Gerdès, qui manquait d'héroïsme, avait, de son propre mouvement, jeté le paquet d'affiches au feu..." ( Journal des Goncourt, 2 décembre 1851)

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