Ma volonté est que mes dessins,mes estampes, mes bibelots, mes livres enfin les choses d'art qui ont fait le bonheur de ma vie, n'aient pas la froide tombe d'un musée, et le regard béte du passant indifférent, et je demande qu'elles soient toutes éparpillées sous les coups de marteaux du commissaire priseur et que la jouissance que m'a procurée l'acquisition de chacune d'elles, soit redonnée, pour chacune d'elles, à un héritier de mes goûts. EDMOND DE GONCOURT

Edmond et Jules

Edmond et Jules

Edmond de Goncourt par Nadar

Edmond de Goncourt par Nadar

samedi 19 avril 2008

Chronologie des Frères Goncourt par Robert Kopp sur le "Magazine Littéraire" de septembre 1989

Année 1851


Les frères Goncourt passent l’été à Louèches-les-Bains, en Valais, où ils travaillent à leur premier roman, En 18…C’est l’histoire d’un jeune dandy misogyne qui tombe amoureux à la fois d’une jeune Allemande et d’une petite juive d’Algérie. Découvrant que la première met ses charmes également au service de son métier d’espionne et que la seconde pose nue dans les ateliers de peinture, il se tourne exclusivement vers l’art, mais, n’arrivant pas à déchiffrer le sceau d’un cachet, se donne la mort. Première apparition d’un thème qui ne quittera plus les Goncourt : la femme qui porte malheur à l’artiste, à l’écrivain ou, simplement, à l’homme intelligent. L’ouvrage paraît début décembre et n’a aucun succès, car l’actualité est occupée par le coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte. C’est aussi le moment, où ils commencent à tenir leur Journal d’abord de façon épisodique et régulièrement à partir de 1855. Dès les premières pages, ils mettent en parallèle leurs malheurs personnels avec les malheurs de la France ; ce sera un trait constant du Journal, du début à la fin.

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